Sa Majesté des Bouches

Et soudain il y eut cette bouche parmi nous qui n’en avons plus.

Il y avait quelque chose d’obscène dans cette bouche criminel ce sourire que l’on osait à peine regarder auquel nos yeux pourtant avides secs sans cesse revenaient. C’était une cheville au château une chevelure de femme c’était une offense une insulte un péché – cette bouche.

Fermée.

Offerte.

À-même le monde contre lequel on l’entendait presque cogner – ou était-ce mon cœur ?

Il y a des bouches qui nous manquent d’entendre d’embrasser de surprendre dans le sommeil grimace de sentir respirer. Alors on se promène au bord du vide on danse au souvenir des mots qu’elles ont laissés.

Il y a des bouches bleues comme les drapeaux rouges

Qui flottent en rêve

Ma bouche dans le noir était seule déshabillée

Face au poème absurde amour

J’avais oublié.

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