de bulles

La pluie existe encore à Paris

tiède

Dont on salue les ponts

Une dernière fois peut-être

Sous lesquels d’autres s’éveillent

Je me rappelle l’hiver

Ou pêchent – le corps plié en deux le nez touchant la surface de l’eau verte, presque

Qui lisent La Bruyère

J’ai souri, je crois

Et puis les mouettes passent

Qui rient

S’en vont vers l’océan

Où l’on revient toujours

Où l’on revient toujours

Je veux dire

On s’oublie un temps

Ou

On s’accroche on lutte on refuse de céder

L’enfance est ainsi – vivante obstinée

On dit

On compte jusqu’à trois

On garde les yeux fermés

On tombe à la renverse

– on  lâche

Et puis

Au réveil il reste autour du poignet

Comme une ombre

Minuscule ruban argenté tressé de sable et d’écume

De larmes de cils de doigts croisés comme les promesses

– de bulles

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