Donc  –

Songe d’un bruit d’été*

Sur un air de violon – d’abord

En faisant les cent pas 

Donc 

On a le droit encore 

De faire n’importe quoi 

De se coucher à l’aube pour attendre une lettre qui n’arrivera pas – puisque le temps nous trompe tourbillonne puisque rien ne va puisque rien ne compte 

De tomber amoureux comme dans un escalier de dévaler les marches à ne plus respirer 

Est-ce que tu as peur quand j’écris un poème ?

De manger du chocolat en écoutant la voix qui sort de la machine qui revient du passé 

We listened to your voice, at night

Once you were 

gone 

Et de rire aux éclats 

Ramper en fredonnant un air de variété les genoux qui râpent sans qu’ils nous voient ne sachent que nous sommes là

cachés

Inventer des histoires pour tout oublier

chaque jour dans le noir 

recommencer 

Comment t’appelles-tu ce soir ?

Danser seule sans loi soudain dans un musée

La robe qui tourne autour dessine une colombe

 – ou est-ce un cœur fêlé ?

Et obstinément – malgré les cacahuètes et le club privé malgré l’anagramme et les codes secrets

Tu te rappelles ?

Tu regardes par terre 

Tu dévisages tes pieds 

Qui marchent à l’envers 

Pour ne pas entendre 

– les étoiles briller

*Version audio disponible : https://tremble.fr/radio-kos/


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